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Douleurs sacro-iliaques : la musculation corrective comme solution ? Mon expérience

Photo du rédacteur: nicolas gonon
nicolas gonon
il y a 5 heures
9 min de lecture

J’ai souffert pendant des années d’une douleur dans la région sacro-iliaque gauche. J’étais sportif, boxeur, habitué à m’entraîner intensément. Pourtant, malgré les consultations et les pratiques que j’essayais, cette douleur prenait de plus en plus de place dans ma vie.


Cet article raconte mon parcours, ce que j’ai appris de mes erreurs, ce que Functional Patterns a changé dans mon entraînement et pourquoi j’aborde aujourd’hui les douleurs chroniques par le mouvement et la biomécanique. Ce récit est mon expérience personnelle : chaque douleur mérite sa propre évaluation.


Sommaire de l’article



Comprendre la douleur sacro-iliaque : où se situe-t-elle et que ressent-on ?


La douleur sacro-iliaque se ressent souvent dans le bas du dos, sur un côté du bassin, à proximité du sacrum. Elle peut prendre la forme d’une brûlure, d’une pression, d’un pincement, de fourmillements ou de décharges. Certaines personnes la ressentent debout, assises, en voiture, en marchant ou même allongées.



Illustration anatomique de l’articulation sacro-iliaque et du bassin

La région douloureuse n’indique pas, à elle seule, l’origine exacte du problème. Plusieurs structures peuvent provoquer des sensations proches. C’est pourquoi comprendre ce que l’on ressent et faire évaluer une douleur persistante restent importants.


Mais ce que les descriptions médicales ne racontent pas toujours, c’est ce que devient une vie lorsque cette sensation ne vous laisse plus tranquille.


Douleur sacro-iliaque gauche ou droite : pourquoi la localisation ne suffit pas


Une douleur à gauche ou à droite du sacrum n’indique pas automatiquement une atteinte de l’articulation sacro-iliaque. D’autres structures lombaires, musculaires ou de la hanche peuvent donner des sensations proches. Une douleur persistante, inhabituelle ou associée à d’autres symptômes mérite un avis de santé adapté.



Quand la douleur chronique prend toute la place dans une vie


Au bout d’un moment, le plus difficile n’est même plus seulement l’intensité de la douleur. C’est sa permanence. Cette sensation qui vous accompagne au travail, au volant, au repas, au lit. Le système nerveux semble ne jamais avoir de répit. On devient irritable, fatigué, moins disponible.

Homme travaillant à son bureau : la douleur chronique peut perturber la vie professionnelle

On dort mal. On se concentre moins. On a parfois moins de patience avec sa femme, ses enfants, ses proches. On refuse une randonnée, un bivouac, un voyage ou une sortie parce qu’on redoute déjà la douleur et la nuit qui suivra. Petit à petit, on s’éloigne des autres.

Père passant du temps avec ses enfants dans le salon, illustration de la vie familiale

Et puis on cherche. On consulte, on lit, on essaie, on espère. On passe beaucoup de temps à penser à son corps et à se demander ce qui ne va pas. Parfois, on finit même par ne plus en parler : au bout d’un moment, on en a marre de se plaindre. Alors on se tait, et on souffre en silence.


Je sais à quel point cela peut atteindre la confiance en soi et la façon dont on envisage l’avenir. Ça éteint des projets, ça éteint des envies, ça éteint des relations.

Homme assis sur son lit pendant une nuit difficile, illustration des troubles du sommeil

Ça éteint des projets, ça éteint des envies, ça éteint des relations.


Mon histoire : sportif, boxeur, et des années de douleurs sacro-iliaques


J’ai commencé à ressentir ces douleurs autour de mes vingt ans. À cette époque, j’étais un sportif passionné, très engagé dans les sports de combat et la boxe. Le sport occupait une place centrale dans ma vie et dans l’image que j’avais de moi.

Homme pratiquant la course à pied, illustration de l'activité sportive et des limitations liées aux douleurs chroniques


Nicolas Gonon, coach sportif spécialisé dans les douleurs sacro-iliaques à Lyon

La douleur s’est installée dans la région sacro-iliaque gauche. Au départ, une gêne, une sensation de brûlure. Puis quelque chose de plus présent, de plus lancinant. J’ai connu des années particulièrement difficiles, dont environ cinq ans où la douleur prenait énormément de place. Il m’est arrivé de me sentir submergé au point de perdre connaissance.


J’ai consulté des chirurgiens, des spécialistes du rachis, des kinésithérapeutes, des ostéopathes. J’ai multiplié les examens et les tentatives. Je ne trouvais pas de réponse satisfaisante à ce que je vivais.


Ces douleurs ont eu des conséquences bien au-delà de l’entraînement : sur mon sommeil, mon humeur, mon rapport à mes proches, ma confiance et mes choix. Je n’en suis pas fier sur tous les plans. Mais je n’ai jamais lâché. Je voulais comprendre, trouver une voie et continuer à vivre pleinement.



Pourquoi les étirements, le yoga, le Pilates et la musculation ne m’ont pas suffi


Pendant des années, j’ai exploré de nombreuses formes d’entraînement : musculation, étirements profonds, yoga, Pilates traditionnel sur machines, cross-training et d’autres pratiques encore. J’ai parfois passé plusieurs heures par jour à m’étirer. J’ai ensuite enseigné certaines de ces disciplines. Je ne parle donc pas d’exercices que j’aurais regardés de loin.


Mon ressenti est clair : beaucoup de ces pratiques avaient toute la bienveillance de bien faire, mais pas, pour mon problème, l’intelligence ni la profondeur nécessaires pour réellement corriger la mécanique de mon corps. Un étirement pouvait me soulager sur le moment, me donner une sensation d’espace. Pourtant, je retrouvais ma douleur.


Avec le recul, j’ai développé une conviction : à force de chercher à allonger certaines zones, je ne travaillais pas forcément ce qui avait besoin d’être renforcé et reconnecté. Dans mon corps, je percevais parfois moins de ressort, moins de soutien, moins de stabilité. C’est ma lecture de ce que j’ai vécu, et elle a profondément changé ma façon de m’entraîner.


Je suis tout aussi critique envers une musculation qui chercherait seulement à accumuler de la masse ou à soulever plus lourd sans se demander où, comment et pourquoi le corps produit l’effort. Pour moi, répéter des mouvements dans les mêmes plans, sans travailler suffisamment les rotations, les chaînes et les déséquilibres, peut laisser intact le problème de départ.


On a mal au dos, donc on se muscle, donc on n’a plus mal au dos. Ça ne se passe pas comme ça. Idem : on a mal au dos, donc on s’étire et on n’a plus mal au dos. Si c’était aussi simple.


La clé, c’est vraiment d’utiliser la musculation et les exercices comme des exercices correctifs. Et la deuxième clé, c’est qu’il faut savoir quoi corriger, dans quel sens.


On a mal au dos, donc on se muscle, donc on n’a plus mal au dos. Ça ne se passe pas comme ça.

Musculation fonctionnelle corrective : renforcer ne suffit pas toujours


Dans ma pratique, je distingue le fait de renforcer un muscle et celui de réorganiser la façon dont plusieurs segments du corps coopèrent. Je cherche une musculation corrective qui prenne en compte les rotations, les appuis, les asymétries et la coordination, plutôt qu’un simple exercice isolé destiné à faire disparaître une douleur.



Functional Patterns : une autre façon de travailler mon corps


Lorsque j’ai découvert Functional Patterns, nous sommes très rapidement allés travailler des zones de mon corps que je ne sentais pas réellement. Nous avons cherché à reconnecter des segments entre eux et à retrouver des mouvements globaux, capables de mobiliser différentes parties de mes chaînes musculaires ensemble.



Nicolas Gonon, coach Functional Patterns à Lyon, entraînement biomécanique et musculation corrective

Après près de trente ans de pratique quotidienne et de nombreuses méthodes de musculation expérimentées, je découvrais des exercices que je ne connaissais pas. Mais surtout, je découvrais une autre manière de bouger, de me percevoir et de comprendre ce qui se passait à l’intérieur de mon corps.


J’ai commencé à travailler davantage en chaînes musculaires, en rotations, dans plusieurs dimensions, avec l’idée de corriger mes déséquilibres plutôt que d’ajouter simplement de l’effort. Je ne m’entraînais pas seulement pour réussir un mouvement : j’observais, j’essayais de ressentir, de comprendre et de connecter.


Ce changement n’a pas été instantané. D’après mon souvenir, il m’a fallu environ six mois de travail régulier pour ne plus ressentir mes douleurs sacro-iliaques. Aujourd’hui encore, j’ai la sensation que mon corps continue de s’améliorer.


Je n’avais pourtant jamais manqué de discipline. Ce qui a changé, c’est que j’ai enfin trouvé une direction qui me paraissait juste. À mon engagement personnel s’est ajoutée une méthode qui m’a permis, selon mon expérience, de travailler là où j’en avais réellement besoin.


La clé, c’est vraiment d’utiliser la musculation et les exercices comme des exercices correctifs.




Ce que mon parcours change dans ma manière de vous accompagner


Mes douleurs m’ont poussé à chercher pendant des décennies des solutions physiques à des problèmes que je ne parvenais pas à résoudre. Cette recherche m’a conduit à approfondir la biomécanique humaine et à aller me former aux États-Unis auprès de Functional Patterns, jusqu’à devenir Human Biomechanics Specialist HBS1.



Analyse posturale en coaching sportif spécialisé dans le mal de dos à Lyon

J’accorde une grande importance au niveau de compétence technique, à l’observation de la posture, des mouvements et des compensations, ainsi qu’à la précision du travail proposé. J’accorde aussi de l’importance aux transformations rapportées par des pratiquants de Functional Patterns dans le monde. Ces témoignages nourrissent ma conviction, sans remplacer une évaluation individuelle.


Mais mon expérience m’a apporté autre chose : une compréhension humaine de la douleur chronique. Quand une personne me parle de ses nuits, de son irritabilité, de son isolement, de ses doutes, j’ai l’impression de reconnaître une partie de ce qu’elle traverse. Je sais que la douleur ne s’arrête pas à une articulation.


Je veux lui apporter de l’écoute, de l’attention, de la bienveillance, mais aussi un travail exigeant et réfléchi. Je ne veux pas seulement lui faire exécuter des exercices. Je veux l’aider à comprendre son corps et à devenir progressivement actrice ou acteur de son entraînement.


Parce que je mesure ce que l’on peut retrouver quand une douleur chronique cesse de gouverner sa vie : du sommeil, de la disponibilité pour ses proches, des projets, du plaisir, de la joie et un avenir que l’on envisage avec davantage de sérénité.



Mon approche : musculation corrective, posture et mouvement


Dans mon travail, je m’intéresse à la façon dont le corps se soutient, s’aligne et organise ses mouvements. Je regarde les relations entre le bassin, les hanches, le tronc, les appuis, les rotations et les chaînes musculaires. Je cherche à comprendre quelles zones participent au mouvement et lesquelles semblent moins bien connectées.


Ma conviction, née de mon propre parcours, est que certaines douleurs persistantes peuvent s’inscrire dans un ensemble de déséquilibres, de faiblesses et de compensations. Cela ne veut pas dire que toute douleur sacro-iliaque a cette cause ni qu’un entraînement remplace un diagnostic médical.


L’objectif de la musculation corrective et posturale que je pratique est de reconstruire progressivement des capacités : mieux ressentir, mieux coordonner, mieux transmettre les forces et mieux utiliser le corps dans des mouvements globaux. Ce travail demande une adaptation à chaque personne, à son histoire et à ses possibilités du moment.


J’accompagne des personnes actives et sportives à Lyon, à Saint-Étienne et dans leurs environs, ainsi qu’à distance selon les besoins. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement la disparition d’un symptôme : c’est le rapport que la personne va retrouver avec son propre corps.


Functional Patterns à Lyon et Saint-Étienne


Mon accompagnement en biomécanique et Functional Patterns s’adresse notamment aux personnes actives et sportives confrontées à des douleurs chroniques du dos, du bassin ou des hanches, ainsi qu’aux sportifs qui veulent faire évoluer leur manière de s’entraîner. Je travaille autour de Lyon et de Saint-Étienne et peux aussi proposer un suivi à distance selon les situations.





Questions fréquentes sur la douleur sacro-iliaque


Dans certains cas, un entraînement progressif et adapté peut aider à retrouver de la force, de la confiance et une meilleure capacité à bouger. Mais tout dépend de l’origine de la douleur. La musculation corrective ne constitue pas une garantie de disparition des symptômes.

Certaines personnes ressentent un soulagement temporaire en s’étirant. Pour ma part, les étirements répétés n’ont pas réglé mon problème. Le choix des mouvements doit dépendre de la situation individuelle plutôt que d’une règle universelle.

Il n’existe pas de délai valable pour tout le monde. Dans mon parcours personnel, il m’a fallu environ six mois de travail régulier avec Functional Patterns pour ne plus ressentir ma douleur sacro-iliaque.

Oui. J’accompagne des personnes actives et sportives dans les secteurs de Lyon et Saint-Étienne, avec un travail individualisé autour de la posture, de la biomécanique et du mouvement.



Reprendre le pouvoir sur son corps : mon message à ceux qui souffrent


À la personne qui souffre encore aujourd’hui, j’ai envie de dire qu’elle peut continuer à chercher une voie. Dans mon expérience, travailler sur les déséquilibres, les faiblesses et les déconnexions que je percevais dans mon corps a tout changé. J’ai appris à mieux me soutenir, à mieux coordonner mes mouvements, à mieux m’entraîner. Je ne peux pas promettre le même résultat à chacun, mais je peux partager le chemin qui a changé ma vie.


Il n’y a rien de magique. Il faut s’intéresser réellement à son corps. Reprendre le leadership. Retrouver la croyance que l’on peut participer activement à transformer cette enveloppe dans laquelle on habite. Cela demande de l’entraînement, de la régularité, de la motivation, de la discipline, et surtout de l’intention dans chaque mouvement.


J’avais déjà la volonté de travailler dur. Ce qui m’a aidé, c’est de trouver une pratique qui donnait un sens et une direction à cet engagement. Aujourd’hui, je veux faire profiter les personnes que j’accompagne de plus de vingt années de recherche et d’expérience, pour qu’elles puissent avancer avec davantage de compréhension et sans multiplier indéfiniment les essais à l’aveugle.


Ce que l’on cherche à retrouver dépasse largement le dos : du temps avec ses proches, des aventures avec ses amis, du sommeil, un mental apaisé, de la joie, du plaisir et la possibilité d’imaginer à nouveau l’avenir.


Si cette façon de voir l’entraînement vous parle, vous pouvez me contacter pour échanger sur votre situation et envisager un accompagnement personnalisé en biomécanique et Functional Patterns, à Lyon, à Saint-Étienne ou à distance.


Et pour gagner, il faut jouer. Pour jouer, il faut passer à l’acte.


 
 
 

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